Vendredi 23 Novembre 2007
la page de hauteclaire
Par le mabulle club, Vendredi 23 Novembre 2007 à 08:27 GMT+2 dans hauteclaire
Vendredi 23 Novembre 2007
Par le mabulle club, Vendredi 23 Novembre 2007 à 08:27 GMT+2 dans hauteclaire
Lundi 26 Novembre 2007
Par le mabulle club, Lundi 26 Novembre 2007 à 08:09 GMT+2 dans hauteclaire

En tout premier, j'aimerais parler d'un souvenir se rapportant à la littérature.
Je n'ai eu l'occasion de côtoyer un écrivain célèbre qu'à deux reprises dans ma vie, et comme vous l'avez compris avec le titre, je veux ici parler de Zoé Oldenbourg.
Avec ma mère, nous avions fait sa connaissance par hasard, car son époux était propriétaire d'une petite librairie située à deux pas de notre domicile d'alors, librairie dont nous étions les clientes fidèles. Nous avions rencontré ainsi une femme toute menue et fluette, au petit visage couronné de cheveux gris, à la voix un peu rocailleuse, et parlant avec un fort accent. Ce puits de science incontesté et incontestable était une personne charmante, à la grande simplicité, présente dans une librairie d'environ 20 mètres carrés, bourrée à ras bords d'ouvrages, quand son époux devait faire une course. Lui demander le dernier livre commandé était chose difficile, car elle ignorait absolument où le trouver. Nous attendions donc le retour de son mari en bavardant de tout et de rien. Elle nous a au passage appris comment prononcer le nom de Tchaikowsky , « Tchékowsky » à la russe.
C'est ainsi qu'un jour ma mère (j'étais encore très jeune, j'écoutais ) a voulu lui demander une petite précision sur l'histoire cathare. En deux minutes chrono, montre en main, notre noyade était consommée ! Sortant du cadre de la petite librairie, nous avions toute la croisade des albigeois qui se dessinait. Montségur, ce terrible massacre, la foi.
Il est vraiment impressionnant de voir la démonstration d'un pareil savoir encyclopédique devant soi, ressortant avec une telle aisance.
Voilà, j'ai eu plaisir à écrire cette petite tranche de vie, évoquant des personnes croisées il y a longtemps (je n'oublie pas son époux, homme tout aussi gentil, bibliophile très averti) attachantes et exceptionnelles, espérant vous faire partager ce souvenir.

Mardi 4 Decembre 2007
Par le mabulle club, Mardi 4 Decembre 2007 à 06:00 GMT+2 dans hauteclaire

C'est avec la tête encore remplie de la musique de Wagner que ce jour débute. L'orage tout d'abord, puis les jumeaux, fous d'amour et de désespoir. L'épée de souffrance. Brunhilde la loyale, déchirée entre l'obéissance à son père et son cœur. Wotan enfin, créateur d'un monde, cherchant sa propre fin au travers d'un mortel. Le feu qui entoure un rocher où dort une guerrière, de ses flammes pures.
Tous ces motifs restent longtemps en mémoire après la dernière note.
Je voudrais aussi rappeler deux grandes voix qui se sont tues. Celles de Birgit Nilsonn et de Régine Crespin.
La première entendue par hasard en répétition salle Pleyel, alors que je prenais un cours de danse dans un studio voisin.. Le bâtiment tout entier vibrait du chant d'amour d'Isolde.
De Régine Crespin, je crois préférer à tout cet enregistrement magique de Shéhérazade de Ravel, inégalable et inégalé.
Rendons hommage à ces artistes qui savent par leur art nous faire voir bien au dela de notre quotidien, par le coeur.
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